17.10.2007
le groupe, accélérateur d'apprentissage
Il n’y a que deux moyens d’apprendre sur terre : la curiosité intellectuelle et l’expérience.
La curiosité est un don accordé aux enfants et à ceux qui ont choisi de le rester éternellement : elle donne l’ouverture et la ténacité indispensables pour passer au-delà de l’inconnu, qui reste une peur fondamentale de l’être humain.
Elle donne une douceur et une profondeur aux choses apprises, qui fait que nous ne les oublions jamais. Tout savoir qui apporte une réponse à une question personnelle s’inscrit pour toujours, comme un trésor précieux. Ce savoir ne rencontre aucune barrière et ne périt qu’avec la destruction de la question, lorsque le cerveau meurt ou se dégrade physiquement. (A supposer que le cerveau soit le support de la mémoire...)
L’expérience, rencontre, aventure ou accident, peut être un choc suffisant pour poser question et stimuler la curiosité… L’expérience désagréable, une fois comprise et intégrée, est un moteur puissant de réussite, à moins qu’elle ne renforce la peur de l’inconnu. La seule manière pour l’individu de refuser l’apprentissage qu’elle propose est alors de refuser l’expérience ou de nier ce qu’elle implique comme prise de conscience nécessaire en refoulant ses sensations et sentiments le plus profondément et le plus rapidement possible.
Qu'est-ce qu'un groupe (une classe, un groupe d'amis, des collègues de travail, une famille...), sinon une occasion extraordinairement riche pour les échanges, les expériences, la curiosité, et donc un apprentissage accéléré?
Le groupe, est par définition une expérience limitée dans le temps, chacun rentrant chez soi, ou en soi, en "vacance"... pour intégrer le vécu et refaire ses choix personnels. Les temps de groupe sont des moments de rare intensité lorque chacun prend part à l'échange, et que tous les points de vue, fussent-ils explosivement inconciliables, sont exposés et envisagés. Occasion de s'ouvrir à l'autre, à l'étrange (et s'il avait raison?) et de quitter le confort de nos habitudes de pensée, de réaction, de sensation...
Cette alchimie ne peut se faire, cependant, qu'à condition que l’absentéisme physique ou mental, le sabotage de la curiosité, le refoulement du vécu et la négation de l’expérience ne prennent pas trop de place. Si trop d’individus craignent d'êtres trasnformés par l'expérience, ils risquent de choisir l'attitude de prendre sans jamais donner, de tirer leur épingle du jeu sans s’engager à leur part de responsabilité dans le jeu relationnel proposé. Quand c'est le cas, l’oxygène de l’expérience disparaît et la chandelle s’éteint.
Au cours de la vie d'un groupe choisie et limitée dans le temps, la non-implication, le retrait physique ou la coupure relationnelle ne peuvent être motivés, à mon sens, que par la peur d'apprendre.
Chaque instant est précieux. Rester trop longtemps dans l'attente, l'isolement, la peur, nous éloigne de notre goût inné pour l'apprentissage et l'aventure de l'Unisson avec le Tout Autre.
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15.10.2007
Bernard Werber ne renonce pas...moi non plus!
Entre Ce que je pense, Ce que je veux dire, Ce que je crois dire, Ce que je dis, Ce que vous avez envie d'entendre, Ce que vous entendez, Ce que vous comprenez... il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer. Mais essayons quand même...
extrait de Bernard Werber ; l'encyclopédie du savoir relatif et absolu

Communiquer, dans notre Ere où règnent informatique, Web, super-téléphonie, super télévision qui émet mais ne reçoit rien de nous... semble devenu très compliqué. Manque de vocabulaire, manque de temps, clichés, manipulation, marketing, mondialisation et multilnguisme accru : où sont nos belles soirées au coin du feu, à ciseler notre compréhension les uns des autres?
Pour communiquer à nouveau, j'aimerais arrêter juste un peu l'illusion du temps qui court, te contempler un peu d'abord, toi, l'Autre.
Puis revenir à moi pour mieux contempler la beauté de ton univers inconnu et si souvent étrange.
J'aimerais arrêtre de te parler de Toi et de tout ce que je projette que tu penses ou que tu m'infliges, pour parler de moi et de ce que tu m'inspires. J'aimerais reprendre la totalité de mon choix quand tu te plains à ton tour et te victimise en me culpabilisant de ce que tu crois que je t'inflige...
J'aimerais laver le passé et son lot de contentieux pour vider les comptes en cieux, et te découvrir à nouveau pour la première fois.
Lorsque tu me souris sans parler, est-ce que tu me comprends si bien que tu n'as plus de mots, ou que tu m'ignores sans savoir par où commencer?
Commençons donc, par un flirt, une dispute, une chanson, une maladresse, une confusion,...mais commençons à nous livrer pour espérer trouver quelque chose en COMMUN à nous mettre sous la dent!
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