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20.11.2007

mille et une vies

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Et si j’avais goûté ces mille et une nuits,

Si j’avais engrangé les mille et un  secrets

Que trahissent tes yeux lorsque je les poursuis,

Traduits en mille langues en des baisers muets ;

 

Si je m’étais nourrie de ces caresses d’or

Echappées de tes mains qui s’oublient parfois

Avant de t’obéir et de rentrer au port,

Avant de s’amarrer aux tables de ta Loi ;

 

Si j’avais dévoré sans honte la jouissance

Jusqu’au bout de nos corps atteints de déraison

En consumant chacune de tes résistances

Sur un grand lit de braises nourrissant les Passions ;

 

J’aurais pu croire, cher ange, aux fables romantiques

Sur les ondes subtiles qui unissent les êtres...

J’aurais cru notre histoire absolument unique,

Certaine que sans toi je n’aurais pu renaître !

 

Oubliant que l’Histoire est sans nulle importance,

Enceinte dans la faille de l’espace et du temps,

Plongeant par le regard dans cette extase intense :

A- venir ... ou plutôt : retrouvailles d’amants.

 

Tout est là et les mains ne font que rejouer.

Tout est là et la bouche ne fait que répéter.

...Amour ! ... sans l’illusion que tu causes ma joie

Je trouve ma joie dans l’amour que j’ai pour toi...

 

Cet amour grandissant fait grandir en chacun

L’espace réservé à son « autre » intérieur,

L’euphorie singulière que l’autre donne à l’un

Offre à chacun pour l’autre le divin en son Coeur

 

Ce poème est pour toi car tu me fais l’honneur

D’être là et d’aimer simplement que je t’aime.

Tu te laisses habiller par les yeux du bonheur.

Nous sommes bien ensemble : chacun avec soi-même.

 

Brigitte Bodson - 1999