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13.11.2007
Départ
Les mots courent à cette heure
Les bouches dansent en choeur
Au son d’une mélancolie
Mais c’est la mort qui donne un sens à la Vie
Chacun s’affaire
à se refaire
lorsqu’il a joué avec le feu
et perdu du bleu de ses yeux
Lorsqu’il a vidé son trésor
défoncé la couche où il dort
Dans le noir
ton coeur s’est tu
la bouche usée
par les mots dits sans plus y croire
par les promesses non tenues
par les désespoirs niés
Tu cherches un ciel
Tu pries enfin
Vers l’essentiel
pour que la peur qui t’embrasse aujourd’hui
quitte ta peau et qu’elle fuie
vers un ailleurs et un demain
Et si la peur trop infidèle
quittait ton ombre divaguante
et te laissait nu comme un vers
Sur la Terre et dans tous les ciels
avec la mort comme une amante
sans tabou ni père ni mère?
Ame à âme dans un corps à coeur
en quête du beau et du vrai
Et si tu vivais chaque jour
Comme si demain tu quittais
ce corps que tu prives d’amour
sans raison et sans objet?
Si tu regardais tous tes frères
Comme des perles merveilleuses
comme des lumières en veilleuses
prêtes à briller si tu l’espères?
Brigitte Bodson - 1988
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